Impact des conditions hydriques sur un agrosystème suivi par eddy covariance à Lonzée : observations et modélisation avec Daisy
Les conditions hydriques, que ce soient des épisodes de sécheresse ou d'intenses précipitations, peuvent avoir des impacts considérables sur l'agriculture. Le rendement final, le stockage de carbone dans le sol, la lixiviation des nitrates ou même les émissions de gaz à effet de serre telles que le N2O dépendent de ces conditions. Depuis 2004, une station d'eddy covariance a été installée à Lonzée sur une parcelle dont la rotation est typique de la région; blé d'hiver, betterave, blé d'hiver et pomme de terre. Grâce à de multiples appareils de mesure, il est possible de quantifier les flux de carbone, d'eau, d'énergie, mais aussi de nombreuses données relatives à la culture (biomasse, LAI ...), au sol (contenu en eau, température ...) et bien sûr aux conditions environnementales (précipitation, température de l'air, rayonnement ...). Afin de mieux comprendre les dynamiques observées en termes de flux et de biomasse, nous utilisons un modèle sol-plante-atmosphère appelé Daisy. Simulant les cycles biogéochimiques du carbone, de l'azote et de l'eau, il nous permet de comprendre les différents processus à l'oeuvre dans cet agrosystème sous diverses conditions hydriques. De plus, la comparaison avec les observations nous permet de confirmer ou de faire évoluer les formalismes présents dans le modèle.
